Rappel gratuit

Le bioclimatisme en PACA

Face aux nouveaux enjeux de réductions énergétiques, la construction bioclimatique deviens prépondérante en Europe.

Le bioclimatisme se définit par la prise en compte dès la conception de la « maison compacte », des éléments climatiques extérieurs (le soleil, le vent, la pluie) qui ont un impact considérable sur la consommation d’énergie. C’est par exemple au travers de la recherche d’une orientation idéale du bâtiment ou encore du choix de la surface des baies vitrées, que pourront être réduits les besoins énergétiques.

Une conception bioclimatique HPE peut donc se définir comme la recherche d’un équilibre entre le bâtiment, ses habitants et son environnement, amenant à considérer le bâtiment non pas isolément, mais comme élément d’un système en mouvement. La singularité d’une approche bioclimatique tient ainsi dans sa prise en compte des ressources naturelles disponibles (soleil, végétation, relief,…) plutôt que de les considérer comme de simples contraintes supplémentaires.

Implantation, orientation, disposition des espaces, tenir compte de la végétation environnante…

Elle privilégie les formes « compactes » avec un rapport faible entre la surface des parois extérieures et la surface habitable. Un bâtiment « découpé » nécessitera un effort particulier pour bien isoler l’ensemble des décrochements et découpes. Ils représenteront une part importante dans les déperditions et des points faibles pour l’étanchéité à l’air.

Il convient également de prendre en compte les spécifications climatiques de chaque région en orientant les ouvertures en fonction de la course du soleil pour favoriser ses apports passifs en hiver et les limiter en été.

Une construction bioclimatique doit ainsi offrir une solution personnalisée à chaque projet :

  • La forme : il est essentiel de concevoir un bâtiment compact.
  • L’orientation des ouvertures doit se faire au maximum vers le sud (de sud-est à sud-ouest). Celles-ci doivent représenter au minimum 50 à 60% des ouvertures totales du bâtiment.
  • Le dimensionnement des ouvertures : on estime que la surface des ouvertures correspond au 1/6° de la surface habitable.

Si une conception intelligemment pensée peut générer des apports gratuits, tout l’enjeu de sa construction consiste à utiliser des matériaux permettant de capitaliser sur ces apports.

Préserver les économies d’énergie :

  • L’isolation surfacique : c’est la performance thermique globale des façades, en grande partie déterminée par le choix du matériau et du produit de construction du mur.
  • Ponts thermiques : ils agissent comme des fissures dans l’isolation du bâtiment et provoquent des pertes de chaleur. Ces « trous » par lesquels la chaleur s’échappe, se situent toujours aux points de jonction des différents éléments du gros œuvre : entre 2 façades, entre mur et dalle, au niveau des coffres de volets roulants.
  • Perméabilité : l’objectif est de garantir une enveloppe parfaitement hermétique grâce une mise en œuvre soignée et à l’utilisation de systèmes constructifs offrant la meilleure continuité dans la performance d’étanchéité des façades. Les défauts d’étanchéité se traduisent par des infiltrations d’air parasites et ont un impact en termes de déperdition, de confort, de santé, d’acoustique et d’efficacité des systèmes de ventilation.

Les bénéfices en termes d’économie d’énergie apportés par une conception bioclimatique peuvent facilement être balayés par des choix constructifs peu opportuns. En ce sens, choisir des solutions constructives permettant de garantir une performance thermique de bon niveau, réduisant les ponts thermiques au maximum, et garantissant une étanchéité parfaite, est un devenu un enjeu majeur de la construction.

Exploiter et optimiser les apports gratuits :

Un seul facteur permet d’optimiser ces apports, c’est l’inertie. Celle-ci permet d’accumuler de l’énergie calorifique lors d’un apport de chaleur pour la restituer ensuite.

L’inertie est un atout incontournable dans la recherche d’optimisation des apports puisqu’elle permet d’éviter l’effet thermos et de créer une réserve d’énergie permettant de répondre à un besoin de chaleur lorsque les apports gratuits ne font plus effet.